Terre de Sport Équestre
Le plan jour par jour pour ramener votre cheval vers un travail normal — sans le blesser, sans le blaser, sans sacrifier votre saison.
Le poil brillant, l’œil vif, un peu rond même. Vous le regardez et vous vous dites qu’il a passé un bel été. Qu’il a bien récupéré. Qu’il a bougé tous les jours dans son parc.
Et puis vous montez.
Et là, en dix minutes, tout remonte : il est raide comme un passe-lacet. Vous n’obtenez plus la moitié de l’incurvation que vous aviez. Il n’écoute plus votre jambe. Les transitions arrivent avec trois foulées de retard. Vous avez le sentiment désagréable de devoir tout recommencer.
On se rassure beaucoup avec cette idée : « il a couru tout l’été, il est en forme ». La réalité est nettement moins flatteuse. Un cheval lâché au parc crache son feu pendant deux ou trois heures le premier jour — et ensuite il marche un peu, et il mange beaucoup.
Dans nos écuries, nous l’avions constaté noir sur blanc : les chevaux au paddock parcouraient moins de distance que ceux qu’on mettait simplement au marcheur. Le parc est essentiel pour leur tête. Il n’entraîne pas leur corps.
Pendant ces semaines de pause, ce que vous ne voyez pas s’est installé tranquillement : la résistance à l’effort a chuté, la masse et la tonicité musculaires ont fondu, la réactivité aux aides s’est émoussée. Et surtout — le plus silencieux de tous — les tendons ont perdu de leur élasticité.
Votre dernière séance avant la coupure, vous travailliez peut-être les changements de pied, les épaules en dedans, vous sautiez vos hauteurs de concours. Alors vous reprenez à peu près là où vous vous étiez arrêté. C’est humain. C’est aussi l’erreur que je vois le plus souvent — et elle n’est pas commise par les débutants, mais par les meilleurs techniciens.
Le problème, c’est que le cheval est un animal de proie. Il ne manifeste pas les premiers signes de douleur. Quand vous vous apercevez que quelque chose ne va pas, il est déjà souvent trop tard : la crispation est installée, la tension musculaire aussi, et la boiterie arrive trois semaines plus tard sans que vous fassiez le lien.
Il y a le versant physique. Il y a aussi le versant mental, et je le trouve tout aussi grave : le cheval qui vous voit débouler avec la selle sous le bras après trois semaines d’absence, et qui comprend en une séance que les vacances sont finies pour de bon. Aucun d’entre eux n’a choisi équitation le mercredi, et encore moins concours le dimanche.
Or si celui des deux qui doit fournir le plus d’efforts est aussi le moins motivé pour le faire, votre saison est compromise avant même d’avoir commencé.
Un samedi soir d’hiver, dans mes écuries en Normandie. Une propriétaire nous appelle : elle ne peut pas venir ce week-end, est-ce qu’on peut mettre son cheval en liberté dans le manège pour qu’il bouge un peu ?
On termine les cours, on le lâche, on l’entend galoper et faire le joujou comme n’importe quel cheval de box qu’on met en liberté. On finit de nourrir. Et quand on revient le chercher, il est planté des quatre fers au milieu du manège. Tétanisé. Il ne veut plus avancer.
Coup de sang. Myosite. Vétérinaire, prise de sang, perfusions, longue rééducation.
Ce cheval a fini par reprendre une petite activité. Il n’a plus jamais recouru les épreuves qu’il faisait avant.
Il n’avait pas sauté un parcours. Il n’avait pas fait de galop d’entraînement. Il avait juste fait l’andouille dix minutes en liberté, un samedi soir, avec un corps qui n’était plus préparé à ça.
Ce que j’ai appris chez Patrice Delaveau
Quand j’ai créé mon sport-études en Normandie, j’ai écrit aux meilleurs cavaliers normands du moment pour leur demander un parrainage. Pénélope Leprevost ne m’a jamais répondu. Chez Kevin Staut, on m’a poliment expliqué qu’on ne pouvait pas donner suite.
Patrice Delaveau, lui, m’a invité à venir le rencontrer chez lui. Nous y sommes allés avec ma femme, il nous a fait visiter ses écuries, présenté ses chevaux — c’était l’époque où Orient Express montait en puissance.
Au détour de la conversation, il m’explique qu’un de ses chevaux est « en vacances » mais qu’il est malgré tout monté par le cavalier maison. Je m’en étonne : en vacances, vous ne les mettez pas simplement au pré ?
Le problème, c’est qu’il nous faut deux fois plus de temps pour les remettre en route que le temps où on les laisse off.
Patrice DelaveauPosez le calcul sur votre propre cheval, il n’est pas compliqué :
Six semaines. C’est le prix à payer, et il n’est pas négociable — c’est de la physiologie, pas de la philosophie.
La seule chose que vous pouvez encore choisir, c’est si ces semaines vont être organisées ou improvisées. Chaque séance approximative, chaque journée où vous demandez trop, chaque séance sautée parce que vous ne saviez pas quoi travailler : tout cela rallonge le compte.
Le programme
C’est exactement pour cette raison que j’ai construit ce livre numérique de 44 pages : un planning complet, séance par séance, conçu pour ramener votre cheval vers un travail normal dans la décontraction et le respect de son intégrité physique et mentale.
Vous arrivez à l’écurie, vous ouvrez la page du jour, et vous savez exactement ce que vous allez faire, pendant combien de temps, et pourquoi.
Semaine 1
Semaine 2
14 jours · 12 séances de travail · 2 journées de repos planifiées · 19 exercices · longe, plat, barres au sol, cavaletti et extérieur.
Téléchargement immédiat · 17 €
Inclus avec le programme
Bonus n°1 · Livre numérique
La suite logique une fois la remise en route terminée : un second livret pour continuer à progresser à l’obstacle en travaillant la montée des genoux et des épaules, la liberté du garrot, le passage du dos et des postérieurs, la rondeur du saut et le contrôle dans la décontraction.
Bonus n°2 · Atelier vidéo
L’atelier vidéo dans lequel je déroule le raisonnement complet derrière le programme. C’est ici que vous comprendrez pourquoi chaque séance est construite comme elle l’est.
Vous montez en selle et il répond à la jambe. L’incurvation revient des deux côtés. Les transitions retombent là où vous les demandez. Il repasse des barres sans se précipiter, l’œil calme.
Vous ne vous demandez plus, en arrivant à l’écurie, si vous en faites trop ou pas assez. Vous ne cherchez plus quoi travailler en tournant sur la piste. Vous n’avez plus cette petite inquiétude au fond de l’esprit à chaque foulée de galop.
Et surtout : votre cheval vous voit arriver sans se demander ce que vous allez encore lui demander aujourd’hui.
C’est ce dont dépend toute votre saison. Pas de votre technique, pas de votre niveau : de votre niveau de préparation.
Vous ne perdrez jamais de temps avec un cheval à en prendre. Un jour de plus est toujours plus bénéfique qu’un jour trop tôt.
Simon LaforêtQui suis-je ?
J’ai passé dix ans au Régiment de Cavalerie de la Garde Républicaine, où j’ai eu la chance d’apprendre énormément, auprès de cavaliers et d’instructeurs très différents. J’y ai été Champion de France Militaire de Dressage en 2007, puis de Saut d’Obstacles en 2009.
Je suis aujourd’hui cavalier et coach de CSO, et j’ai créé Terre de Sport Équestre pour aider à distance les cavalières et cavaliers qui ne peuvent pas venir travailler dans mes écuries, mais qui veulent progresser chez eux, dans la légèreté et la décontraction.
Je me suis notamment spécialisé dans la remise en confiance à l’obstacle, quel que soit le niveau, que l’on sorte en concours ou non.
Ce programme, je l’applique moi-même chaque année sur mes propres chevaux. Il ne sort pas d’un livre : il sort de ce que j’ai appris, y compris de mes erreurs et de celles que je vois se répéter autour de moi chaque rentrée.
À très vite,
Simon
Récapitulatif
17 €
Paiement unique · Accès immédiat
Je commence aujourd’hui ➞Vous recevez tout par email dans la minute
Avant de commencer
Oui, et c’est précisément pour cela que la règle de Delaveau est expliquée dès le départ. Le programme est calibré pour une pause de deux à trois semaines. Au-delà, vous conservez exactement la même progression en étalant chaque semaine sur deux : la logique des étapes ne change pas, seul le rythme s’allonge.
Les séances de longe, de plat et d’extérieur ne demandent aucune installation particulière. Les séances de barres au sol se contentent de quelques barres et de chandeliers. Toutes les distances indiquées sont adaptables à votre cheval et à votre espace de travail.
Le programme convient à tous les chevaux, de tout âge. Un jeune cheval retrouvera sa condition plus vite ; pour un cheval plus âgé, il suffit d’étaler la progression sur quelques jours supplémentaires. Le principe reste le même : un jour de plus vaut toujours mieux qu’un jour trop tôt.
Ce programme est fait pour vous aussi. Un cheval de loisir reste un athlète : la charge de travail n’est pas la même, mais l’intensité relative de l’effort, elle, l’est. Les risques de blessure et de démotivation sont exactement identiques.
Les deux livres numériques sont au format PDF, lisibles sur téléphone, tablette ou ordinateur — et imprimables si vous préférez les emporter à l’écurie. L’atelier vidéo se regarde en ligne. Tout vous est envoyé par email immédiatement après votre commande.
Non. Vous pouvez démarrer le programme à la séance qui correspond à ce que vous avez déjà fait, ou tout reprendre depuis le début — les premières séances sont suffisamment souples pour ne jamais être du temps perdu. Et si vous avez déjà repris un peu vite, c’est justement le bon moment pour reprendre la main sur la progression.
Chaque jour d’improvisation vous coûte deux jours. Chaque séance mal calibrée vous en coûte davantage. Vous avez déjà la moitié du travail derrière vous : il ne manque plus que le plan.
Le programme + les 2 bonus · 17 €
Terre de Sport Équestre — Simon Laforêt

vers un travail normal en 15 jours
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Après une pause, des vacances, vous ne pourrez envisager de remonter votre cheval et le retrouver au top de sa forme.
Il sera nécessaire de programmer, planifier sa "remise en route" de manière progressive.
Sans quoi vous risquez non seulement des blessures, des crispations ou tensions, mais également de le blaser, et le faire regretter votre retour !!
Vous trouverez dans ce livre numérique un programme détaillé, planifiant 15 jours de travail sur le plat, les barres au sol pour une remise en souffle, et en muscles de votre cheval en toute décontraction.
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